L'EHPAD ne commet aucune faute en refusant une décharge syndicale totale à un agent, au motif que la nécessité du service s'y oppose (CAA Nancy, 9 Juillet 2026, n°22NC02179).
La faute personnelle commise par l'agent lors d'une altercation sur le lieu de travail fait obstacle à la reconnaissance de l'imputabilité au service de l'accident résultant de cette altercation pour l'agent (CAA Lyon, 22 janvier 2026, req. n° 24LY02449).
Lorsqu'il est informé par la police ou la justice pénale que des poursuites ont été engagées contre son fonctionnaire, l'établissement peut envisager une mesure de suspension à son encontre et aussi l'engagement d'une poursuite disciplinaire.
Le fonctionnaire condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêt, qui a exécuté sa condamnation pénale d’interdiction d’exercer un emploi public, n’a pas de droit à être réintégré par l’employeur public, même si cette condamnation n’est pas définitive du fait des recours engagés devant la juridiction pénale (Conseil d’Etat, 10 décembre 2020, req n° 437034).
Lorsqu’un agent victime d’accident de service a bénéficié d’une allocation temporaire d’invalidité, il ne peut prétendre à aucune indemnité supplémentaire au titre de la perte de revenus professionnels (CAA Nantes, 7 février 2020, req. n°18NT03449).
Pour bénéficier de la protection fonctionnelle, tout agent d'un centre hospitalier doit démontrer qu’il est victime d'atteintes volontaires à l'intégrité de sa personne, de violences, d'agissements constitutifs de harcèlement, de menaces, d'injures, de diffamations ou d'outrage (CAA Paris, 25 février 2020, req. n° 17PA03742).
La loi de transformation de la fonction publique (loi n°2019-828 du 6 août 2019 dite loi TFP), a créé une procédure de rupture conventionnelle dans la fonction publique, aussi bien pour les fonctionnaires que pour les agents contractuels en contrat à durée indéterminée. Deux décrets du 31 décembre 2019 précisent les modalités de cette procédure de rupture conventionnelle (décret n°2019-1593) ainsi que du calcul de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle (décret n°2019-1596).
Toute administration ayant versé une rémunération indue à l’un de ses agents est fondée à émettre un titre exécutoire en vue du remboursement des sommes litigieuses (répétition de l’indu). C'est un principe que rappelle la jurisprudence du Conseil d’État.
Si le Conseil d'Etat élargit le champ d'application du régime de présomption d'imputabilité des accidents de service (en fonction publique), notamment aux suicides, il ne procède pas pour autant à sa généralisation. En effet, ce régime favorable à l'agent victime de l'accident ne tend pas à s'appliquer de façon automatique, et il faut faire attention à la jurisprudence en trompe l'œil du juge administratif.